Les plantes médicinales, au moyen-âge, étaient appelés les “simples”.

Leur récolte et leur manipulation étaient cependant réservés aux initiés car une mauvaise utilisation des “simples” pouvait rapidement entraîner une situation compliquée.

 

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L’usage des plantes à travers les âges

Simplicis herbae de leur nom latin, les simples furent longtemps le seul apanage des apothicaires, moines et autres sorciers et rebouteux pour guérir les maux de tout-un-chacun et sont encore aujourd’hui à la base de nombreux médicaments.

La récolte et l’utilisation des plantes médicinales nécessitait un certain savoir-faire et une excellente connaissance des effets que telle plante ou telle autre pouvait avoir comme effet sur l’organisme. En effet, il était impératif de garder à l’esprit qu’une même plante pouvait sauver une vie ou la prendre selon le dosage utilisé et selon la partie de la plante utilisée également. Il ne s’agissait pas de s’improviser guérisseur, il était vital de maîtriser le sujet !

Les monastères médiévaux et la plupart des officines d’apothicaires de l’époque possédaient leur propre infirmerie et préparaient les remèdes destinés aux malades sur place après avoir isolé les symptômes du patient. Ils possédaient également tous un jardin de simples.

L’usage des simples n’est cependant pas réservé au moyen-âge. Cette façon de soigner était déjà utilisée par les médecins de l’Égypte antique et elles sont également mentionnées dans la Bible et le Livre de la Sagesse. Les médecins grecques et arabes de l’antiquité utilisaient eux aussi les plantes médicinales et connaissaient fort bien leurs différentes vertus thérapeutiques.

Nous avons retrouvé la trace de l’utilisation des simples sur des tablettes d’argiles et autres papyrus datant de 5000 ans avant J.C. en Chine, en Mésopotamie et en Égypte

De nos jours, l’utilisation des plantes médicinales connaît un regain de popularité et nombre de disciples, comme l’aromathérapie ou encore la phytothérapie, recueillent de nombreux adeptes et en convertissent de nouveaux chaque jour.

 

Développement des connaissances et enrichissement de la pharmacopée universelle

Hippocrate, Aristote et Pline l’Ancien marquèrent très tôt un vif intérêt pour les plantes et les remèdes qu’il était possible d’en tirer et approfondirent leurs connaissances de celles-ci au niveau de leurs propriétés chimiques.

Au 1er siècle avant J.C., Dioscoride décrivit dans son “De materia medica” plus de 500 plantes et leur utilisation et son ouvrage resta une référence du genre jusqu’au 18éme siècle.

Gallien, médecin de Marc-Aurèle, fut reconnut comme le père fondateur de la pharmacie et ses travaux restent toujours une référence.

Puis vint le développement des voies commerciales vers l’Inde et les autres pays d’Asie et les connaissances en matières de plantes et de leurs effets thérapeutiques prirent un nouvel essor. Il est d’ailleurs important de noter que, sur les 40 000 plantes médicinales répertoriées à ce jour, 30 000 d’entre elles proviennent de l’Indonésie.

La riche culture arabe médiévale se propagea à son tour au-delà de ses frontières pour parvenir jusqu’en Europe et la découverte du Nouveau Monde et de la richesse de sa flore (notamment l’ipéca et la quinquina) accentua encore cet effet “boule de neige”.

 

Le côté obscur de la force thérapeutique

L’homme étant ce qu’il est, une chose bénéfique ne pouvait rester que cela. En parallèle du côté thérapeutique des plantes médicinales, il trouva aux simples un usage propre à servir de plus noirs desseins, la fabrication de poisons.

De nombreuses préparations virent le jour et furent usités depuis la nuit des temps et encore aujourd’hui pour éliminer discrètement un ennemi. Prenons ainsi le seul exemple de la Belladone.

Cette plante est un poison naturel vif et très puissant et plusieurs personnes sont mortes après avoir ingéré le fruit (très doux) de la Belladone, qui fut aussi nommé, pour cette raison, la Cerise du Diable. Cette plante entre dans la composition de nombreux poisons et pourtant… cette même plante est aussi utilisée, dosée comme il convient, comme un puissant antidouleur et un calmant salvateur.

Autrefois, cette plante entrait dans la composition de nombreux philtres et garda longtemps son pseudonyme d’herbe aux sorciers.

Voici quelques-une des simples les plus utilisées autrefois.

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Potions, Philtres et Parfums magiques

L’usage des plantes reste collé, dans l’imaginaire populaire, à d’autres utilisations moins pragmatiques toutefois et c’est ici qu’entrent en scène les diverses potions, philtres et ce que l’on nommait autrefois les breuvages de sorcières.

Qui n’a pas entendu parler des très célèbres philtres d’amour ? Des potions d’envoûtement et autres parfums magiques ? Ces différentes utilisations des vertus des plantes n’ont certes pas contribué à populariser le côté bénéfique de celles que l’on a affublé, plus souvent à tort qu’à raison, du nom de sorcières maléfiques.

Et pourtant, nombre de ces potions furent ensuite réutilisées, sous d’autres noms, comme remèdes à bien des maux auxquels les médecins de l’époque ne trouvaient pas de solutions.

Conclusion

Les plantes, notre société en utilise tous les jours que ce soit en cuisine ou en médecine mais sommes-nous bien sûr de les apprécier à leur juste valeur ?

Certaines choses restent peut-être encore enfouies au creux de poussiéreux grimoires oubliés et les simples n’ont sans doute pas encore révélés tous leurs secrets car les découvreurs d’aujourd’hui ignorent encore souvent le savoir des anciens. Mais ça, c’est mon opinion et elle n’engage que moi 🙂

 

Virginia

 

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